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Consommer du cannabis médicinal à l’hôpital? Pas si facile pour un patient du CHUS

Author: Mylène Grenier
30 avril 2018

Réjean Lamirande est hospitalisé depuis environ deux semaines aux soins palliatifs du CHUS-Hôtel-Dieu. Gravement malade, il soutient avoir une prescription d'un médecin pour consommer du cannabis médicinal. « Ça enlève complètement ma douleur. Je fume un joint d'un gramme dans mon avant-midi », explique-t-il.

Malgré sa prescription médicale, la direction du CHUS lui interdit de fumer à l'intérieur de sa chambre. « Trouvez-moi une place où je peux le fumer, où je suis autorisé. En plus de ça, avec ma condition, on m'envoie dans le fond de la cour à la pluie. C'est de me faire souffrir encore plus. C'est m'enlever de l'énergie que je vais avoir », déplore M. Lamirande.

Normes et procédures

En 2014, Charles Bury, aujourd'hui décédé, avait forcé la direction du CHUS à se doter de directives claires concernant l'usage de cannabis thérapeutique. L'homme, qui était atteint d'un cancer du foie en phase terminale, avait obtenu une prescription de son médecin traitant pour inhaler cette drogue pour atténuer ses douleurs et son anxiété liées à la maladie.

« Dans le fond, la question, c'est comment concilier le bien du patient avec les autres enjeux de sécurité pour les autres patients et le personnel », expose, d'entrée de jeu, la conseillère-cadre en éthique clinique et organisationnelle au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Sophie Brisson.


Sophie Brisson, conseillère-cadre en éthique clinique et organisationnelle au CIUSSS de l'Estrie-CHUS. Photo : Radio-Canada

Selon les normes et procédures de gestion actuellement en vigueur au CHUS, si le patient peut se déplacer, il doit aller fumer à l'extérieur. Sinon, le cannabis peut être consommé à l'intérieur, mais en utilisant un vaporisateur, et le patient doit se trouver dans une chambre à pression négative ou dans une chambre individuelle. Tout cela, à condition que le patient ait une prescription d'un médecin.

Lorsque l'hôpital reçoit des demandes, il doit s'approvisionner en cannabis médicinal auprès des fournisseurs reconnus.

« Je pense qu'on a encore beaucoup à apprendre parce que le contexte législatif évolue constamment. Je pense qu'on est bien disposé pour faire face aux petits problèmes qui peuvent survenir dans le futur », soutient la conseillère-cadre en éthique clinique et organisationnelle au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Sophie Brisson. En plus...

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