Cookies on the ehospice website

We use cookies to ensure that we give you the best experience on our website. We also use cookies to ensure we show you advertising that is relevant to you. If you continue without changing your settings, we'll assume that you are happy to receive all cookies on the ehospice website. However, if you would like to, you can change your cookie settings at any time.

Pardonner à son corps d’avoir été malade

Author: Jacques-Normand Sauvé
17 avril 2018

«Je remercie mon corps de s’être battu; je lui pardonne d’avoir été malade.»

Ces paroles sont non seulement prononcées par une patiente, mais aussi par un médecin, puisque la Dre Cynthia Lauriault, récemment guérie d’un cancer du sein, est également médecin omnipraticien auprès de patients en soins palliatifs. C’est donc dire qu’elle côtoie la mort pratiquement quotidiennement... mais celle des autres. Jamais elle n’aurait cru que le canon du fusil se retournerait contre elle. 

C’est pourtant ce qui est arrivé, contre toute attente, puisqu’elle ne présentait aucun facteur de risque: 30 ans (un groupe d’âge normalement peu touché), vie saine, femme active...

«Ça m’a jeté par terre littéralement. [...] Ça faisait dix jours que j’avais 30 ans, quand j’ai eu mon diagnostic. [...] Je me suis fait des 'amis de cancer', comme on dit, qui étaient dans la trentaine comme moi, et on arrivait au même constat: on se sentait comme des extraterrestres. On est jeunes, on a l’impression qu’on n’a pas notre place. Un peu comme le syndrome de l’imposteur. Des jeunes mamans dans une salle d’attente âgée. Ça a clashé un peu», explique au Droit Mme Lauriault.

Puis, ce sera le long couloir: une mastectomie en septembre 2017, un diagnostic de cancer non invasif, de la radiothérapie jusqu’au 22 décembre et cinq ans d’hormonothérapie à suivre.

Depuis quelques semaines, la Dre Lauriault est retournée au travail et a retrouvé ses patients.

«On (m’a) dit: 'tu vas être un meilleur médecin'. Moi, en fait, ce que je dis maintenant, c’est que je suis un meilleur humain. [...] J’ai cette chance-là, à 30 ans, d’avoir soif de ma vie et soif de la vivre. Peu de gens ont la chance d’avoir des lunettes comme les miennes à 30 ans. Ça fait longtemps que mes patients m’en parlent de leurs lunettes trouvées plus tard. J’ai eu la chance de les trouver de bonne heure, de guérir, d’avoir une deuxième chance.» En plus...

Visionnez plus d’articles en People and places

Commentaires | 0 comments

Hide
Il n'y a pas de commentaire. Pour être le premier à faire un commentaire...


Add comment

Vos préférences d'alerte

Votre nom

E-mail

Commentaire


Recommended Jobs

Recommended Events