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Ce que la tournée d’adieu de Gord Downie annonce aux Canadiens au sujet des soins palliatifs

Author: Sarah Pearson pour la Fondation Room 217
14 septembre 2016

Le concert d’adieu du groupe Tragically Hip le 20 août a percuté sur le plan national. Des communautés entières se sont rassemblées et ont senti une recrudescence de leur identité canadienne. La nation s’est branchée à sa piste sonore nationale. Les cœurs d’êtres humains à travers le pays ressentirent la gloire d’un homme mourant, mais mourant bien. Le sujet que notre culture évite le plus souvent se projeta devant nos yeux au premier plan : la mort.

Plusieurs initiatives de collections de fonds ont ressorti du concert d’adieu. Le groupe a donné une part de son revenu de concert à l’hôpital Sunnybrook où Downie se fait soigner. A travers le pays des communautés visionnant le concert gratuitement sur les écrans ont fait des dons à la Société Canadienne du Cancer. De plus, le Fond Gord Downie pour les Recherches sur le Cancer du Cerveau a pris naissance lors du diagnostic du chanteur célèbre. Les recherches qui en découleront aideront sans aucun doute à mieux traiter cette maladie. Par exemple, le centre de cancer où je travaille a reçu de l’appui financier des levées de fonds associées aux activités Hip dans notre localité.

Malgré tous les bienfaits émanant de ce concert je n’ai pas été témoin de fonds désignés pour la cause qui a sûrement rendu possible cette tournée : les soins pallliatifs.

Les gens offrant ces soins méritent notre soutien pour des raisons importantes. En suivant l’approche palliative l’équipe médicale reste à l’écoute du patient et de leurs membres de famille sur ce qui importe le plus selon eux. L’équipe conçoit une stratégie de traitement en fonction des souhaits exprimés par le patient, tels que vouloir assister aux noces de sa fille en sept mois, éviter les douleurs à tout prix, ne pas se faire hospitaliser ou mourir chez soi, ou encore continuer les interventions médicales par tous les moyens possibles.  Le meilleur des professionnels en soins palliatifs portera une attention tout spéciale aux besoins du patient et le renseignera sur toutes les options. Le soignant palliatif s’occupera des besoins physiques, émotifs, spirituels et sociaux du patient avant de proposer un traitement en fonction de tous ces besoins. En gardant ce genre de relation respectueuse tout au cours de la maladie les recherches montrent que le patient vivra plus longtemps.

Il y a d’autres mesures entreprises par les professionnels en soins palliatifs : la création de projets d’héritage, l’achèvement des relations intimes, la réflexion sur les affaires inachevées. Tout ceci soutient le processus menant à une fin sereine. La vie humaine ne peut continuer sans fin, mais le système de santé jusqu’à tout récemment a tout fait pour éviter à tout prix l’éventualité de la mort. Bien mourir semble étrange comme idée pour bien des gens, mais il s’agit d’un but vital digne de notre attention. Cette idée-là en est une que Gord Downie  semble avoir bien appliquée à sa propre vie.

Sans des soins adaptés à ses besoins, Gord Downie n’aurait certainement pas pu arriver à compléter sa tournée. Son oncologue l’a accompagné et l’a soigné selon ce Gord voulait accomplir. Il est même concevable que Gord se soit abstenu de traitements aidant à ralentir la progression de sa maladie en vue d’avoir suffisamment d’énergie pour finir la tournée. En d’autres mots, il aurait peut-être choisi de perdre des mois d’existence afin de bien vivre sa fin de vie.

Le journaliste de ma localité ayant couvert l’histoire du concert Hip a conclu son rapport sur l’événement par une phrase qui pour moi qui me préoccupe des soins oncologiques et palliatifs me fait sourciller : « Luttez  encore Gord. Le combat n’est pas encore achevé. »

A mon avis, peu importe l’effet du cancer sur Gord, il a déjà gagné la bataille. Il a légué à sa nation l’exemple d’une vie scintillante, nous montrant que chaque moment compte pour beaucoup.

Sarah Pearson est musicothérapeute à l’hôpital Grand River à Kitchener. Elle est Coordonnatrice du Programme de Développement pour la Fondation Room 217.


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